La fraude au président consiste à obtenir d'un collaborateur qu'il exécute un virement en lui faisant croire qu'il applique une instruction confidentielle et urgente d'un dirigeant.
Le scénario est stable : reconnaissance de l'organigramme à partir de sources ouvertes, prétexte justifiant l'exception, prise de contact usurpant le dirigeant, puis pression combinant urgence, autorité et secret.
Le levier décisif est la confidentialité imposée, parce qu'elle neutralise le seul contrôle réellement robuste : parler à quelqu'un d'autre. Le collaborateur se retrouve isolé dans une décision qu'il n'a pas les moyens de vérifier.
La parade est procédurale avant d'être technique : rappel sur un numéro déjà connu, double validation au-delà d'un seuil, et une règle explicite autorisant à refuser.
- Instruction émanant du dirigeant hors circuit habituel
- Interdiction d'en parler en interne
- Délai annoncé rendant toute vérification impossible
- Bénéficiaire nouveau, souvent à l'étranger
Voir aussi
Analyse détaillée : La fraude au président.