Détectez les documents falsifiés et générés par IA.
Chaque document passé au crible avant qu'il n'engage votre organisation.
Un bilan copié sur celui d'une autre entreprise.
Tous vos documents, un seul contrôle.
Trois fraudes documentaires, et une seule est une contrefaçon
Parler de faux document réunit sous un même mot des situations qui n'ont ni la même mécanique, ni les mêmes signaux, ni les mêmes recours. Les distinguer est la première étape d'un contrôle utile.
Les trois familles ci-dessous demandent des contrôles différents, et confondre l'une avec l'autre revient à chercher le mauvais signal.
Un document réel modifié après coup : un montant, une date, un nom, un IBAN. C'est la famille la mieux traitée par l'analyse technique, parce qu'une retouche laisse des traces dans le fichier autant que dans l'image, et parce que le document modifié devient presque toujours incohérent avec lui-même.
Plus difficile, parce qu'il n'y a rien à détecter sur la pièce : elle est vraie. Un extrait obtenu au greffe grâce à de faux actes, une attestation émise par une entité sans agrément, un bilan sincère mais recopié sur celui d'une autre entreprise. Seule la confrontation avec des sources indépendantes révèle l'écart.
Produire une facture, un relevé ou une attestation crédibles ne demande plus de compétence particulière. Le volume change donc d'échelle, et le contrôle visuel, qui reposait sur l'idée qu'un faux se voit, a cessé d'être une défense.
Questions fréquentes
Comment détecter un document falsifié ?
Sur trois plans à la fois : le fichier lui-même, ses incohérences internes, et sa confrontation à des données externes. Une facture peut être parfaite visuellement et porter un numéro de TVA qui n'existe pas, ou un IBAN dont le pays ne correspond à aucun établissement du fournisseur.
Comment repérer un document généré par une IA ?
Les indices visuels deviennent peu fiables et le seront de moins en moins. Ce qui reste solide, c'est la cohérence externe : un document généré décrit une réalité qui n'existe nulle part ailleurs, et c'est cette absence de correspondance qui le trahit, pas son apparence.
Un document authentique peut-il être frauduleux ?
Oui, et c'est le cas le plus difficile. L'exemple le plus net est l'extrait Kbis obtenu régulièrement au greffe sur la base d'actes falsifiés : le document est authentique, l'information qu'il porte est fausse. Voir notre article sur le faux Kbis.
Comment vérifier une attestation d'assurance décennale ?
L'article A. 243-3 du code des assurances impose son contenu, notamment la période de validité et les activités garanties. Il faut vérifier que l'assureur est habilité, que l'activité commandée figure bien parmi celles couvertes, et que le contrat est toujours en vigueur, ce qu'une attestation ne peut pas dire. Détails dans notre enquête.
Quels documents faut-il contrôler en priorité ?
Ceux qui déclenchent un paiement ou un engagement : coordonnées bancaires, factures, attestations obligatoires, états financiers. Un document qui ne fait que documenter un dossier a une valeur de fraude faible ; un document qui autorise un décaissement en a une élevée.