La cavalerie consiste à rembourser des engagements anciens avec le produit d'engagements nouveaux, ce qui masque l'insolvabilité tant que le volume d'entrées continue de croître.
Le montage ne produit aucune richesse : il déplace la dette dans le temps. Chaque nouvelle opération sert à honorer la précédente, ce qui donne au dispositif une apparence de bon fonctionnement.
Sa caractéristique est de rester invisible tant qu'il croît. Les incidents de paiement n'apparaissent pas, les échéances sont tenues, et les indicateurs classiques de solvabilité restent au vert. Le montage ne se révèle qu'au moment où le flux entrant s'interrompt, souvent brutalement.
On la rencontre dans le financement de créances, l'affacturage, les carrousels de TVA et les schémas de type pyramide.
- Croissance des encours sans croissance de l'activité réelle
- Nouvelles cessions concentrées juste avant les échéances
- Refus ou report systématique des contrôles sur pièces
- Dépendance à un flux entrant constant
Voir aussi
Analyse détaillée : L'affaire Smart Tréso.